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8 février 2016 By Team ADCOM

Publicité en ligne : La résistance s’organise autour de la fraude au clic

Le chiffre est tombé comme un coup de tonnerre dans le milieu de la publicité en ligne : en 2015 il y a eu 5 milliards de dollars de manque à gagner à cause des bots (robots) et de leur trafic illégitime. Cette somme serait estimée à 7.2 milliards pour 2016.

Quel intérêt pour les cybercriminels?

On appelle « fraude au clic » tout le trafic provenant de logiciels malveillants destinés à faire payer les annonceurs plus que ce qu’ils ne devraient. Devenue possible avec la création de botnets – petits malwares qui reproduisent le comportement des internautes – cette pratique est bien souvent utilisée par les éditeurs de sites afin de gonfler leurs revenus. La publicité programmatique (Marketing Automation) est également devenue une cible lucrative pour les cybercriminels. En effet,  si le programme frauduleux est identifié comme un profil utilisateur très pertinent, le clic sera payé à un CPC maximal.

Attention, ce phénomène n’est pas à confondre avec celui des « clics incorrects ». Ceux-ci sont bien effectués par des internautes, mais répertoriés comme « ne traduisant pas d’intérêt » pour l’annonce  comme les actions non-intentionnelles ou un tiers qui ferais exprès de cliquer.

La réaction des acteurs du web

Afin de contrer cette pratique illégale, les principales institutions du web s’organisent :

  • Google, première régie publicitaire du monde, s’engage à surveiller le trafic généré depuis son réseau de publicité en ligne et ne pas faire payer les clics considérés comme illégitimes. Si un annonceur remarque tout de même une différence dans ses résultats, il est invité à la signaler et Google fera une analyse plus approfondie de ce trafic incorrect.
  • L’IAB (Interactive Advertising Bureau) a réuni en juillet dernier un comité composé de géants du web, éditeurs comme plateformes publicitaires, appelée TAG (TrustworthyAccountability Group). Cette organisation est en train de lancer un programme ayant pour but de « bloquer le trafic illégitime et non humain ».
  • Les sociétés de cybersécurité appellent à une plus grande transparence sur les détails du trafic et à créer des partenariats anti-fraude entre éditeurs, plateformes et annonceurs.

Une plus grande vigilance sur les résultats

Chez ADCOM, en tant qu’expert en media planning, nous sommes soucieux de la qualité du trafic sur les sites de nos annonceurs. C’est pourquoi nous faisons preuve de vigilance à l’égard des sources de trafic provenant de campagnes au CPC.  Pour les campagnes AdWords, le Display, Facebook  et le reste,  nous travaillons avec des régies et des  acteurs de confiance. S’il est difficile de contrer ces bots, nous pouvons les signaler aux supports concerner et agir pour un meilleur bénéfice client.

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